Le déni d’orgasme : tout ce que vous devez savoir

Pour booster son désir sexuel, explorer de nouveaux horizons en compagnie de sa moitié est indispensable. Ne s’en tenir qu’à une simple routine sexuelle est en effet lassant, et finit par impacter négativement notre libido. Nombreuses sont les pratiques susceptibles de décupler votre plaisir et vos orgasmes. Le déni d’orgasme en est une, et non des moindres. Découvrez plus en détails cette pratique mystérieuse.

Le déni d’orgasme : qu’est-ce que c’est ?

Le déni d’orgasme repose sur un principe assez paradoxal : jouir dans l’interdiction de jouir. Il s’agit d’une pratique BDSM dans laquelle l’un des partenaires amène l’autre au bord de l’orgasme, sans le laisser aboutir. Il s’agit donc de stopper le rapport à quelques secondes de l’orgasme. Cette relation de soumission/domination, si elle est bien sûr consentie, peut réellement amplifier le désir sexuel.

Le déni d’orgasme peut donc être défini comme étant un plaisir dans la frustration pour le partenaire soumis, et un plaisir dans le contrôle et la domination pour l’autre.

Pourquoi les couples utilisent cette pratique ?

Le recours au déni d’orgasmes dans la vie sexuelle des couples n’est pas uniquement dû à la relation de soumission et domination. En effet, cette pratique sexuelle dispose d’autres atouts, que les autres pratiques BDSM n’ont pas forcément. D’abord, le fait de pratiquer le déni d’orgasme est une façon de retarder ce dernier. On s’approche de l’orgasme, puis on s’arrête, avant de reprendre et ainsi de suite. Le fait de stopper la jouissance juste avant l’orgasme va décupler le plaisir lorsque celui-ci aura finalement lieu. Le sentiment de frustration sexuelle est en effet connu pour augmenter la puissance de l’orgasme.

Déni d'orgasme

Autre avantage du déni d’orgasme, le fait de pouvoir travailler le contrôle de son orgasme. Il s’agit, pour un homme par exemple, de maîtriser son éjaculation. Ceci lui permettra de devenir plus endurant lors des rapports, et de les faire durer plus longtemps. C’est aussi un moyen d’apprendre à découvrir son corps de façon plus profonde et précise.

Une pratique à réaliser avec modération

Si le déni d’orgasme peut être une belle idée pour explorer de nouvelles pratiques, il doit néanmoins être réalisé modérément. En effet, le retardement de l’orgasme peut avoir des effets inverses lorsqu’il est excessivement pratiqué. Le fait d’habituer son cerveau à une décharge hormonale trop importante risque d’avoir un effet addictif. Les pratiques sexuelles “normales” ne seront alors plus suffisantes pour obtenir le plaisir recherché. Ceci risque d’entraîner les pratiquants dans un cercle vicieux, bien plus nocif que bénéfique.

Voyez donc le déni d’orgasme plutôt comme une pratique occasionnelle pour amplifier vos ébats, tout comme le edging qui peut être aussi utilisé.

Le consentement : un paramètre important

Il va sans dire que la pratique du déni d’orgasme doit être consentie par les deux partenaires. Ceci constitue la base de toute relation et de toute pratique. Sans consentement, l’un des partenaires ne prend pas plaisir (qu’il s’agisse du dominant ou du dominé). Voir le déni d’orgasme comme une corvée pour satisfaire votre moitié ne fera qu’impacter négativement vos relations à terme.