String rouge odorant
Je suis sur la couette, le tissu du t-shirt noir collé à ma peau, mouillé par la fine sueur de l’après-midi. C’est une seconde peau, une ombre qui épouse les formes de mes seins, de mon ventre. Mes jambes sont nues, repliées sur le côté, et entre elles, la seule touche de couleur dans la pénombre de la chambre : mon string rouge en dentelle. Il est là, comme une flamme protectrice, un ruban de sang sur la blancheur des draps.
Mes mains ont cessé leur exploration. Elles sont maintenant immobiles, l’une sur mon ventre, l’autre sur ma cuisse, simplement posées pour sentir la chaleur qui monte de mon corps en vagues successives. Je n’ai plus besoin de les bouger. Les images sont assez fortes. Leurs mains, leurs bouches, leurs sexes imaginaires ont tout pris en charge.
Je me roule sur le côté, faisant face au miroir de l’armoire. Je ne me vois pas très bien, juste une silhouette, une forme sombre sur fond clair. Mais je vois le rouge. Le rouge du string est un point de feu, une balise dans la nuit. C’est la seule chose qui compte.
Mes doigts, comme s’ils obéissaient à une volonté qui n’est plus la mienne, remontent lentement le long de ma cuisse. Ils effleurent le bord de la dentelle, cette texture si fine, si fragile. Un frisson me parcourt, plus violent que les autres. C’est le contact final, la frontière.
Je me redresse, à genoux sur le lit, le t-shirt noir tombant lâchement sur mon corps. Je prends le string, le défais de mes hanches avec une lenteur exquise. Le tissu est humide, lourd de mon désir. Je ne le jette pas. Je le tiens dans ma main, le roule en une petite boule de soie et de dentelle rouge.
Je le porte à mes lèvres. Je ne le sens pas, je le goûte. C’est le goût de ma propre peau, de ma propre excitation. C’est une offrande. Une offrande à ces hommes qui ne sont pas là, mais qui sont si présents qu’ils ont pris possession de mon corps.
Je le laisse tomber sur la couette, juste devant moi. C’est un défi. Une invitation.
Le t-shirt noir me semble soudain lourd, inutile. Mes mains le saisissent par le bas et le soulèvent, le faisant passer par-dessus ma tête. Je suis nue. Le tissu noir s’effondre sur le lit, à côté du petit tas rouge. Le noir et le rouge. L’ombre et le sang. La solitude et le désir.
Je suis à genoux sur le lit, offerte au vide, offerte à la nuit. Et je sais, avec une certitude absolue, que cette nuit ne sera pas solitaire.
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Lechatforestier
Comme d’habitude Sidonie m’a préparée une belle gourmandise 🥰. Une gourmandise à l’odeur féline et féminine, emprunt de sa magie.
Merci pour ces instants avec toi😽
Ton chat forestier